Le chrome (symbole Cr) est un métal dont la toxicité dépend fortement de sa forme chimique. Dans le secteur minier de Saint-Félix-de-Pallières, il est suivi parmi les métaux encadrés par la réglementation sur l'épandage des boues.
Le chrome présent dans les sols du secteur provient en partie du fond géochimique naturel des roches et, plus localement, de la dispersion liée aux anciennes activités minières et à leurs résidus. Contrairement à l'arsenic ou au cadmium, il n'est pas un traceur majeur des minéralisations plomb-zinc des Cévennes, mais il est mesuré dans le cadre du suivi général des métaux. Sa mobilité dans les sols dépend de sa forme : le chrome trivalent, peu soluble, reste largement immobilisé, tandis que le chrome hexavalent, plus rare dans ce contexte, est plus mobile. L'arrêté du 8 janvier 1998 sur l'épandage des boues fixe des valeurs limites pour le chrome dans les sols agricoles.
| Usage | Seuil de vigilance | Seuil de dépassement | Réglementation |
|---|---|---|---|
| eau | — | — | — |
| terre | — | 150 mg/kg | Arrêté 1998 |
La toxicité du chrome dépend de sa forme : le chrome trivalent est un oligo-élément peu toxique, alors que le chrome hexavalent est classé cancérogène (voies respiratoires) et irritant pour la peau et les muqueuses. En population générale, l'exposition par voie orale au chrome des sols concerne surtout la forme trivalente, moins préoccupante. Le chrome hexavalent, principalement un enjeu d'exposition professionnelle par inhalation, est peu représenté dans le contexte des anciennes mines de plomb-zinc. Le niveau d'alerte sanitaire lié au chrome reste donc modéré ici, en comparaison des métaux comme le plomb ou l'arsenic.
Localement, l'exposition au chrome se fait essentiellement par ingestion de particules de sol et, dans une moindre mesure, par la consommation de légumes du potager, le chrome étant peu transféré vers les parties comestibles des plantes. L'eau constitue une voie mineure dans ce contexte. Comme pour les autres métaux, les jeunes enfants sont les plus exposés par l'ingestion involontaire de terre, ce qui justifie de limiter le contact direct avec les sols des zones proches des haldes.
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Les statuts (conforme, vigilance, dépassement) sont établis en comparant chaque valeur mesurée aux seuils réglementaires applicables selon l’usage du terrain. Consultez les seuils réglementaires par usage et la foire aux questions pour la méthodologie complète.